Alan Shearer - Dark Is The Color
LABEL: Favorite RecordingsFavorite Recordings présente Dark Is The Color, le premier album d'Alan Shearer, réédité pour la première fois en vinyle. Initialement composé et produit pour le label français PSI, ce joyau rare et recherché de 1985 sonne rétrospectivement comme un véritable album, d'une grande cohérence et d'une sophistication remarquable. Ces 11 titres raviront les amateurs de synthétiseurs. Attendez-vous à des compositions instrumentales profondément émouvantes, avec des séquences analogiques ingénieuses sur des progressions d'accords stimulantes. Le résultat est un album résolument rétrofuturiste, anticipant parfois les bandes originales de jeux vidéo des années 90. Imaginez Wally Badarou dans un bunker avec les Talking Heads, regardant New York 1997 de John Carpenter.
Composé en grande partie pas à pas sur un synthétiseur Sequential Pro-One, Dark Is The Color est le fruit de l'effervescence musicale des années 80, marquée par l'émergence de nouveaux sons, de nouveaux outils et de nouvelles tendances. Influencé par des groupes comme Talking Heads ou Japan, l'énergie de la new wave y résonne fortement, sublimée par la maîtrise et le savoir-faire d'Alan Shearer en matière de synthétiseurs.
À l'époque, Alan Shearer, alias Frédéric Viger, travaillait pour le label de son père, « Musique Pour L'Image », et son sous-label « PSI ». Il a débuté avec Marathon Life sous son vrai nom avant de prendre la direction artistique d'Alan Shearer. Ces disques étaient produits pour la radio, la télévision et le cinéma, mais aussi pour la communication interne des entreprises. Ils représentaient un véritable investissement pour le label et ces catalogues regorgent généralement de morceaux exceptionnels d'artistes de renom tels que Martial Solal, Vladimir Cosma, Joël Fajerman, les Harlem Pop Trotters et même Manu Dibango.
À propos de sa démarche d'illustration musicale, Alan Shearer explique : « Les bandes originales de films sont sans conteste ma plus grande source d'inspiration et je suis un grand admirateur de compositeurs américains comme Jerry Goldsmith ou Elmer Bernstein. J'ai toujours considéré les bandes originales comme la nouvelle musique classique, ou la musique classique de notre siècle. Composer de la musique pour l'illustration requiert un état d'esprit particulier : il faut se fondre dans l'image. Il ne s'agit pas de dire ce que l'image exprime, mais de l'accompagner. Il faut trouver un lien unique. On m'a toujours dit que la musique ne devait pas se faire remarquer d'elle-même dans un film, et c'est ce qui fait sa force. »