RELEASE
Congo Natty - Révolution de la jungle
LABEL: Big Dada Recordings
Édition vinyle jaune/vert pour le 10e anniversaire. Congo Natty, c'est un homme, une famille, un mouvement. Mikail Tafari, alias Rebel MC, en est le cœur, mais comme le montre Jungle Revolution, il est le prisme qui donne tout son sens à l'ensemble. Composé de dix titres, « Jungle Revolution » expose clairement la vision de Tafari sur le Jungle : une renaissance du roots reggae pour le XXIe siècle. Un album intense et passionné, porté par des basses profondes et vibrantes, des rythmes de batterie percutants, des mélodies accrocheuses, une colère justifiée et des déclarations d'amour. C'est un disque d'une beauté rare, à la fois passionné, engagé, brut et spirituel. « Le message du reggae, c'est Ras Tafari, et Ras Tafari, c'est l'amour », explique-t-il. « Ils chantaient l'amour, mais ils prophétisaient aussi, dénonçaient le système, parlaient des problèmes du monde. Je voyais le Jungle comme une musique porteuse de ce même message. » Ce message est diffusé par une pléiade de collaborateurs. L'album a été mixé avec la légende d'On-U, Adrian Sherwood, et Skip McDonald (dont la carrière remonte à l'époque du Sugarhill Band) joue de la guitare et, sur le dub profond de « Revolution », du mélodica. La production est assurée par Benny Page (sur le ragga-jungle pur et dur de « UK Allstars »), Vital Elements (l'hymne à 150 bpm « Jah Warriors » et « Jungle Is I and I »), Serial Killaz (le groove roots et l'énergie brute de « Get Ready ») et Boyson & Crooks (la paranoïa technoïde rampante de « London Dungeons »). Les chanteurs, quant à eux, offrent un large éventail de voix. « UK Allstars » réunit tout le gratin de la scène sound system britannique. De véritables membres de la famille Congo Natty, comme Nanci & Phoebe (écoutez le couplet de Phoebe « Iron Dread » Hibbert sur « Microchip » et les contributions de Nanci Correia tout au long de l'album) et La La & The Boo Yaa (« Jungle Souljah »), imprègnent l'album de mélodies entraînantes et d'un engagement total. Enfin, on y trouve des artistes peut-être plus connus pour leurs collaborations, mais qui puisent une nouvelle inspiration dans les convictions rastafariennes et les opinions politiques de Congo Natty. Lady Chann offre une contribution brillante sur « Jungle Is I and I » et Buggsy, surtout connu pour son travail avec Joker, livre une intervention percutante. Le fait que l'ensemble forme un tout cohérent, rendant hommage à l'héritage du roots reggae et de la jungle classique sans pour autant se laisser enfermer par l'un ou l'autre, tient à la vision lucide du pionnier qui l'a créé. Qu'il ait pu réaliser un album aussi vibrant, si imprégné d'amour, de colère et de joie pure, prouve que Congo Natty est bien plus qu'une légende. C'est un révolutionnaire. Et cette révolution est en marche.