RELEASE
Enrico Rava - Pupa O Crisalide
LABEL: Dialogo
Un ensemble d'enregistrements évocateurs inclus dans Pupa O Crisalide avec trois formations différentes pour ce fantastique album d'Enrico Rava qui, grâce à Dialogo Records, voit enfin le jour pour les amateurs de jazz. Avec les Italiens Giovanni Tommaso, Bruno Biriaco, Franco D'Andrea, Michele Ascolese, Mandrake et Tommaso Vittorini dans « Pupa O Crisalide » et « Giramondo », les Américains David Horowitz, John Abercrombie, Herb Bushler, Jack De Johnette, Warren Smith et Ray Armando dans « CT'S Dance » et « Tsakwe », et les Argentins Finito Ginbert, Matias Pizarro, Rodolfo Mederos, Riccardo Lew, El Negro Gonzales, Nestor Astarita et El Chino Rossi dans « El Samba Graciele », « Revisione Del Processo N.6 » et « Lingua Franca », Enrico Rava fut le premier artiste de jazz italien à représenter son pays à l'international. Né à Trieste en 1939, sa musique, à son apogée, est un mélange de cultures d'Europe centrale et italienne. Enrico Rava fut le premier artiste de jazz italien à représenter son pays à l'international. Né à Trieste en 1939, il partage son histoire avec cette ville frontalière, riche d'un passé autrichien, important port sur la mer Adriatique et carrefour de cultures. La musique de Rava, dans ses plus belles expressions, est un pur produit de Trieste : un mélange de cultures d'Europe centrale et d'Italie. « Pupa o Crisalide » est l'une des œuvres les plus intéressantes de sa discographie. Cet album offre un bon aperçu de la première phase de sa carrière solo et comprend des titres enregistrés avec trois formations différentes : un groupe entièrement italien pour le morceau d'ouverture « Pupa O Crisalide » et le titre de clôture « Giromondo », enregistrés à Rome avec Giovanni Tommaso, Bruno Biriaco, Franco D'Andrea, Michele Ascolese, Mandrake et Tommaso Vittorini ; un octet argentin pour la face B, enregistré à Buenos Aires ; et enfin un impressionnant septet américain avec, entre autres, Jack DeJohnette et John Abercrombie pour la face A, enregistrée à New York. Le style musical reflète clairement la nature composite de l'album. La première partie est plus funky, plus incisive et plus fougueuse, manifestement influencée par les tendances jazz-rock/fusion qui se répandaient à l'époque. La seconde est plus apaisée, intégrant avec élégance des éléments latins/samba à l'ensemble. Les deux parties sont unifiées par la similarité de timbre des formations (qui présentent presque les mêmes éléments) et par le style de trompette renommé d'Enrico Rava. Souvent comparé à Miles Davis et Kenny Wheeler, sa technique repose sur des notes rares, empreintes d'atmosphère, et des lignes mélodiques erratiques qui, étonnamment, ne nuisent pas à la présence de son son. Au contraire, le charisme de la trompette de Rava semble naître précisément de cet équilibre surprenant entre détachement et fougue.