Sven Wunder - Wabi Sabi
LABEL: Piano PianoEn célébrant la beauté de l'imperfection et de la simplicité, Sven Wunder applique la sagesse intemporelle du wabi-sabi à ce voyage musical. Ce que l'on entend est filtré par l'ukiyo-e (estampes japonaises illustrant le quotidien) et par le japonisme, l'étude de l'art japonais et plus précisément de son influence sur les œuvres européennes. Il en résulte une surface sonore qui crée une illusion. L'infusion de min'yō et de jazz rock, dans cette ambiance vaporeuse, évoque le paysage du « Bassin aux nymphéas » de Monet, représentant son jardin de Giverny, avec son pont japonais, ses bambous, ses ginkgos et le reflet du ciel dans l'eau. Cette illusion construit à la fois le temps et l'espace.
La surface de la musique, à l'instar de la toile d'un tableau, invente un voyage entre passé et présent en interprétant le langage des instruments folkloriques et savants occidentaux. Dans cette composition, le son de la flûte traversière occidentale, dont l'histoire remonte à la Renaissance et à l'époque baroque, évoque celui de la flûte de bambou (« shakuchachi »), qui connut son apogée durant l'époque d'Edo. Le guzheng, également connu sous le nom de cithare chinoise, fort d'une histoire de plus de 2 500 ans, mêle des mélodies folkloriques japonaises traditionnelles à des percussions pop modernes et à des instruments électroniques du XXe siècle tels que le synthétiseur Moog, le piano électrique Wurlitzer et la basse électrique.
C'est l'illusion qui célèbre la nature éphémère de toute chose. Un voyage. Une profonde inspiration et une lente expiration. Elle mêle jazz (à la fois funky et progressif), sonorités d'Asie de l'Est et du Sud. L'idée de fusionner ces styles et de les réinterpréter à travers l'esthétique du wabi-sabi est de renouer avec la nature, de se concentrer sur les asymétries et de mettre en valeur l'ornementation afin de générer de nouvelles perspectives sur le monde, ici et maintenant.